Ciné'log

2026

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BU•SU - ★★★★

18/08

réal. Jun Ichikawa

sorti en 1987

Japon

BU•SU a en lui en certaine violence. Violence de grandir, déjà, entouré par le harcèlement et le bizutage en milieu scolaire. Violence familiale vécue par Suzume, grandissant dans le deuil de son père et à des centaines de kilomètres de sa mère. Violence d'une société masculine qui profite de son éducation de geisha pour tenter d'abuser d'elle et enfin, violence du destin, de vivre avec toutes ces émotions, tous ces excès qui tambourinent dans tous les sens.

Pourtant, talent d'Ichikawa oblige, le film est plutôt doux et poétique et permet réellement à Yasuko Tomita - alors au faîte de sa gloire en tant qu'idol - de briller dans un rôle touchant et mélancolique.

Même si le projet ne lui était pas du tout adressé à la base (mais prévu pour Ōbayashi), on retrouve deja dans BU•SU ce qui fera la force du cinéma d'Ichikawa plus tard, la mélancolie de tous les jours face aux grands changements de vie ou de société.

La réalisation flotte parfois un peu, mais c'est bien anecdotique par rapport aux qualités du film.


Tearing Through - ★★

16/08

réal. Arthur Rosson

sorti en 1925

USA

Vu au musée des Arts Précieux Paul-Dupuy de Toulouse

Un film dans son jus, avec malheureusement sa bonne dose d'orientalisme, de racisme et de yellow faces dans tous les sens.

Le film, centré sur le trafic de drogue, reste confus tant on sent qu'il tire bien plus vers la comédie slapstick que le polar. Reste, comme beaucoup de films de cette époque, de bonnes cascades et des décors plutôt intéressants.


Le Château de l'Araignée - ★★★★

蜘蛛巣城

13/08

réal. Akira Kurosawa

sorti en 1957

Japon

Sans connaître MacBeth, je ne peux pas juger s'il s'agit d'une adaptation fidèle ou non. Mais il y a dans ce film une performance d'un Toshiro Mifune habité par le poids de l'envie, du regret et de la violence, une prestation folle qui précipite son personnage et son royaume vers une mort certaine.

Si le film est plus sobre que certains autres Kurosawa niveau décors, chaque scène, chaque plan est conçu avec maestria. Les ombres chevauchent la lumière, le brouillard enveloppe la mort, la forêt piège les âmes. Une merveille.


Le Bon, la Brute et le Truand - ★★★★★

Il buono, il brutto, il cattivo

09/08

réal. Sergio Leone

sorti en 1966

Italie / Espagne / USA

Quelle (re)découverte !

Visionné initialement quand je devais avoir une petite dizaine d'années, beaucoup de scènes et de thématiques m'avaient échappé pour ne laisser que l'aspect pur "western".

Se cache derrière cette œuvre un véritable film anti-guerre, montrant les massacres des deux côtés de la guerre de Sécession : loin des grands films héroïques Américains des années 40 et 50, Blondin et Tuco s'amusent à passer d'un camp à l'autre en fonction du vent et de leur proximité avec le trésor. Les personnages ne sont pas que des archétypes, chacun ayant sa morale grise, ses doutes et ses fourberies.

Vu dans sa version "étendue", on ne voit pas le temps passer : tout y est parfait avec comme cerise, bien sur, la sublime musique d'Ennio Morricone.


Y flippe ton vieux - 0,5

07/08

réal. Richard Bigotini, Patrick Milford

sorti en 1982

France

Eh ben c'est encore mieux que l'autre, tiens. Ce coup-ci, on considère que le commentaire social vis à vis de l'élection de Mitterand peut juste se résumer à "J'ai voté pour le changement!" sans rien détailler, ni même articuler, d'ailleurs.

Très long, très ennuyeux, très mal joué. Quand on scande que le cinéma Français, c'était mieux avant, il faut clairement penser à ce genre de films tombé quasiment immédiatement dans les oubliettes du 7e Art (et il y en a beaucoup, dans cette catégorie !)


Les Chômeurs en folie - 0,5

07/08

réal. Georges Cachoux

sorti en 1982

France

Résultat indigent. Probablement ce que le cinéma Français a pu produire de pire : amateur, atrocement filmé, sans scenario discernable (on part d'arnaque aux allocs' avant de partir sur une intrigue étrange de réalisation de film érotique puis de vol de meubles.) avec des acteurices en roue libre.

C'est profondément bête, jamais drôle, au bon vieux relents sexistes, racistes et homophobes. Sous couvert d'une "critique sociale", les chômeurs sont juste représentés comme des profiteurs qui feront tout pour ne jamais bosser.

Le seul élément notable est la présence d'un tout jeune Didier Bourdon dans son deuxième long métrage, mais même ça n'est pas assez pour sauver le tout. À fuir.


The Empty Beach - ★,5

06/08

réal. Chris Thomson

sorti en 1985

Australie

C'était profondément idiot, mais pile ce que je recherchais pour soigner un mal de crâne.

Plongé dans les années 80 et bercé par un morceau vantant les mérites du soleil de Bondi (en Australie), Cliff Hardy, inspecteur cochant toutes les cases du vieux-beau acerbe et adepte des punch lines, est chargé d'enquêter sur la mort suspecte d'un industriel local.

Et... C'est con. C'est cliché. Ça va exactement dans le sens de tous les autres films de sa catégorie (il manque juste le maire véreux, tiens !), c'est moi du genou quand ça tente de secouer un peu l'action du film, Cliff ne sert à rien la moitié du temps et se retrouve assommé ou capturé et le sexy sax est présent constamment pour mon plus grand plaisir.

De façon surprenante, le film tente tout de même de soigner certains de ses plans et même d'apporter un petit changement de ton (avec, on suppose, soit une critique du système de surveillance des personnes âgées soit... soit quelque chose de bien plus raciste si je le lis d'une certaine manière.), mais ça rate systématiquement parce qu'il n'y avait ni budget, ni talent nécessaire pour en faire quoique ce soit d'un tant soit peu correct.

De ce que je comprends, l'auteur des livres de Cliff Hardy a viscéralement détesté le film qui de toutes manières s'est lamentablement vautré au box-office et chez les critiques et il s'agit de la seule et unique adaptation cinéma de ce "héros" australien.

Tout un programme, hein ? (Ah, oui, la fin est plutôt en queue de poisson. Qui est étonné ?)


Les Pirates du métro - ★★★★

The Taking of Pelham One Two Three

03/08

réal. Joseph Sargent

sorti en 1974

USA

Certes daté sur de nombreux aspects de son écriture (et l'ayant vu en VF, je ne sais pas à quel point la version française en rajoute), le film reste cependant bien plus fun que l'affiche suggère. Loin d'un austère film de prise d'otage, ça cabotine gentiment dans tous les sens en balançant une punchline par minute tout en oubliant pas de gérer au mieux la tension du huis-clos.


Sore : une épouse venue du futur - ★★★

Sore: Istri Dari Masa Depan

02/08

réal. Yandy Laurens

sorti en 2025

Indonésie

Très mitigé sur la proposition et le résultat. Le film tente de nous vendre une histoire d'amour avant que celle-ci n'arrive mais ne semble pas trop savoir quoi en faire.

Le film tente beaucoup de choses intéressantes sur les habitudes, le changement chez les gens, la place de ses envies et ses rêves dans le couple, mais n'arrive jamais à convaincre ou à aller plus loin que certains de ses propos très maladroits sur les addictions.

Malheureusement peu aidé par une image si soignée qu'elle en devient aseptisée et impersonnelle et une bande-son très générique, le film finit par tourner en rond sur sa fin (ironique) qui s'étire bien au delà du nécessaire. Dommage.


Rental Family - ★★★★,5

01/08

réal. HIKARI

sorti en 2025

USA/Japon

Un film très touchant sur notre rapport aux autres et à l'amitié profonde qui peut naître entre deux inconnus. Est-il besoin de rappeler que Brendan Fraser est un immense acteur ?